« La ferme aux animaux » – George Orwell – Roman – Littérature anglaise

la-ferme-aux-animaux-roman-litterature-anglaise 📚Un roman qui m'a marqué : La ferme aux animaux 🇬🇧

4ème de couv. : Â«Â Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la rĂ©volte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau rĂ©gime. Snowball et NapolĂ©on, cochons en chef, affichent un règlement : Â«Â Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vĂŞtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont Ă©gaux. « Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore Ă  dĂ©chiffrer : Â«Â Tous les animaux sont Ă©gaux, mais (il semble que cela ait Ă©tĂ© rajoutĂ©) il y en a qui le sont plus que d’autres. »


Mon avis

J’ai lu ce roman en 2016, cela faisait longtemps que je souhaitais le lire. J’aime l’idĂ©e d’utiliser le thème de la sociĂ©tĂ© anglaise des annĂ©es 45, qui est encore très actuelle, pour la raconter depuis un autre point de vue, en l’occurrence celui des animaux.

Ce livre de 150 pages se lit rapidement et se comprend aisĂ©ment. Il y a une 15ème de pages par chapitres assez courts, ce qui rythme bien la lecture et nous oblige Ă  ne pas poser le livre. La narration est Ă  la 3ème personne, nous suivons d’un oeil extĂ©rieur et neutre la vie de la ferme et de ses habitants sans rentrer dans les sentiments profonds ; nous restons en surface, avec dĂ©tachement. Grâce Ă  l’utilisation des animaux, nous voyons la stupiditĂ© de certaines choses alors que nous humains, nous les vivons au quotidien et les acceptons. 

J’aime beaucoup les tournures de phrases et le style d’Ă©criture simple. 

L’histoire nous amène petit Ă  petit Ă  voir comment un groupe se forme et se construit. Tout le long de la lecture, nous attendons des choses, nous rĂ©flĂ©chissons Ă  la situation racontĂ©e, Ă  ce que nous ferions ou pas… nous focalisant ainsi sur notre lecture sans essayer d’imaginer la fin. 

« Au moindre prétexte, elle quittait sa tâche
et filait à l’abreuvoir, pour s’y mirer comme une sotte. »

Le dĂ©but du livre (le premier chapitre) m’a fait penser au dessin animĂ© « La ferme se rebelle » avec son ambiance et ses descriptions. MalgrĂ© ça, je suis tout de suite rentrĂ©e dans l’histoire qui dĂ©marre promptement. La trame est facile et lorsque les Ă©vĂ©nements arrivent je me suis dit : « oui, logique ». Toute fois, je me suis tellement mis Ă  la place des animaux que ça ne m’a pas dĂ©rangĂ©. Le lien entre l’histoire des animaux et nous se fait tout seul. 

Ce livre n’est pas un coup de coeur car je n’ai pas aimĂ© la fin. Elle s’arrĂŞte d’un coup, comme ça, nous laissant sur notre fin avec des questions pleins la tĂŞte… et je n’aime pas trop les fins ouvertes. 

Il m’a beaucoup fait rĂ©flĂ©chir sur nous, notre sociĂ©tĂ©, le comportement des gens et notre rapport aux animaux.

Je le conseille aux personnes voulant rĂ©flĂ©chir sur la sociĂ©tĂ© et voir l’Ă©volution d’un groupe.  

Ma note : 5*/5*