Roman anglais
« Blanc comme la nuit » – Ann Cleeves – Roman policier – Littérature anglaise
❤️ ❤️ ❤️ Coup de coeur ❤️ ❤️ ❤️

4ème de couv. : « Macabre découverte à Biddista, petit hameau des Shetland. Dans une cabane de pêcheur, un homme est retrouvé pendu, le visage recouvert d’un masque de clown.
L’inspecteur Jimmy Perez ne croit pas au suicide. Mais personne ne semble connaître la victime et l’affaire piétine. Et puis la tragédie frappe : Roddy, enfant chéri de l’île, jeune violoniste célèbre, est découvert mort au pied de la falaise.
Nuits blanches et jours sans fin pour Jimmy Perez qui doit faire la lumière sur le passé d’une petite communauté trop idyllique… »
Mon avis
J’étais en quête d’une lecture lorsque je suis tombée sur celui-ci par hasard, dans le rayon d’une moyenne surface, un rayon livre plutôt restreint ; le choix a été assez rapide.
À première vue, j’ai aimé la photo de couverture, même si au final, elle n’a aucun rapport avec l’histoire. Désolée de vous casser l’ambiance, mais vous ne trouverez pas ce piège ensanglanté dans le récit… Le titre m’emballait moyennement, je ne le trouve pas terrible pour un policier, je préfère sa version d’origine « Withe nights » (Nuits blanches), comme en référence à toutes ces nuits blanchesprésentes dans l’histoire.
Après avoir lu la 4ème de couverture, j’ai été très intriguée, mais le style d’écriture lu dans les 3 premières pages m’a plu. Ni une ni deux, le livre était dans mon panier.
Le livre a 448 pages, mais il est coupé en 45 chapitres d’une 10ène de pages le rendant agréable à lire. Le suspens est bien placé, nous empêchant de nous ennuyer, les chapitres défilent. Régulièrement l’auteur profite de ces coupures pour nous faire changer de personnage.
L’histoire est racontée par un narrateur externe et nous pouvons ainsi vivre plusieurs côtés de l’enquête tout en découvrant les caractères des différents personnages. En tout « nous sommes » 5 personnages, dont 1 qu’on ne « vit » qu’une fois, qui ont chacun leur caractère. Nous apprenons à les connaître et nous nous attachons à certains. Je les aime beaucoup.
« Avec ses cheveux gris très courts, ses longues boucles d’oreilles en argent et sa jupe de soie grise, Perez lui trouva l’air d’un gros poisson argenté. »
Le texte est bien écrit et rythmé, entre des passages descriptifs et d’actions.
Le début se fait en douceur, nous découvrons les personnages en situations « banales » puis en quelques pages l’action commence. Tout en étant dans le moment présent, nous apprenons beaucoup de choses passées sans perdre le fil de l’histoire. C’est bien ficelé et crédible.
Le récit ne parle que de l’enquête, une sorte « d’après meurtre ». Il n’y a pas de descriptions tordues avec des scènes de meurtre, on suit plusieurs pistes, ce qui nous perturbe dans notre choix de coupable. J’ai pas arrêté de me poser des questions et imaginer des trucs. Et malgré ça, je n’ai absolument pas vu venir la chute. J’étais surexcitée en découvrant ce que l’auteure avait choisi.
J’ai été obligée de poser le livre à plusieurs reprises, mais je n’en avais vraiment pas envie. Je restais focalisé dans l’histoire…
À peu près un tiers du livre, je me suis aperçue par hasard que ce livre faisait pari d’une série de 4 et qu’il était le numéro 2. (Le 1er étant « Noire solitude » le 3ème « L’heure écarlate » et le 4ème « Bleu comme la peur ».) Dans tous ces livres, nous suivons l’inspecteur « Jimmy », mais cela ne m’a pas dérangée de ne pas avoir lu le 1. Parfois nous ressentons quelques liens entre celui-ci et le 1er, mais c’est sur des détails des histoires personnelles des personnages principaux, ce qui ne gêne vraiment pas l’enquête.
Je me suis régalée avec cette auteure que je découvre grâce à ce polar. J’ai bien aimé mon Jimmy, peut-être lirais-je un autre tome de la série ^^
Je conseille ce livre aux personnes aimant suivre les enquêtes policières, les histoires de petits villages et de sentiments.



